Liaison autoroutière A89 / A6… les cours d’eau sous microscope !

Sciences Environnement conduit pour le compte de SETEC Aménagements Linéaires et Structures, un suivi physico-chimique et hydrobiologique des cours d’eau et des rejets des bassins de traitement des eaux pluviales concernés par la liaison autoroutière A89 / A6.

Milieu récepteur
Bassin de traitement des eaux pluviales

En mars 2018, après plus de deux ans de travaux, la liaison autoroutière A89 / A6, située dans le Département du Rhône au Nord-ouest de Lyon, a été mise en service.

Depuis, APRR (maître d’ouvrage du projet) a confié à SETEC Aménagements Linéaires et Structures la réalisation du bilan environnemental intermédiaire de cette opération, en application de la circulaire 92-71 du 15 décembre 1992 relative à la conduite des grands projets nationaux d’infrastructures.

Dans ce cadre, Sciences Environnement a été mandaté par SETEC ALS pour effectuer un suivi qualitatif des 7 cours d’eau (et des points de rejet des bassins de traitement des eaux pluviales qui leur sont associés) traversés par la liaison autoroutière.

Milieu récepteur
Rejet des eaux pluviales traitées

Cette mission décomposée en deux volets, « mesures in situ et prélèvements » d’une part et « interprétation des analyses » d’autre part a été conduite au cours du printemps 2019 par Sciences Environnement, agence de Besançon.

Lors de ce type de campagne, afin de permettre une corrélation pertinente des méthodes d’analyses et d’interprétation, les prélèvements d’eau sont effectués à la suite d’un même événement pluvieux sur les cours d’eau et sur les rejets de bassins. Pour chacun des cours d’eau prospectés, 3 stations de prélèvements sont établies (amont rejet, aval immédiat et aval éloigné) afin d’obtenir un diagnostic fiable de la qualité de l’hydrosystème considéré. Conjointement, des prélèvements de sédiments, en raison de leur caractère intégrateur, sont réalisés sur ces mêmes cours d’eau.

Invertébrés benthiques
Prélèvement des invertébrés benthiques

Le mode opératoire de prélèvement et de conservation des échantillons est conforme aux normes NF EN ISO 5667-1 et 5667-3 et guides techniques relatifs au prélèvement, conditionnement, conservation et transport des échantillons. Les échantillons, conditionnés en enceinte réfrigérée, sont ensuite acheminés au laboratoire en charge des analyses, et ce dans les délais réglementaires impartis.

Des prélèvements d’invertébrés benthiques (larves d’insectes, mollusques, crustacés…) ont également été réalisés sur les cours d’eau. Le protocole IBGN utilisé (norme AFNOR NF T90 – 350) s’applique à des milieux stabilisés, afin que la faune colonisatrice soit représentative de la station et puisse renseigner sur sa qualité générale. Les échantillons sont conditionnés sur site par ajout d’éthanol puis acheminés jusqu’à notre laboratoire d’hydrobiologie situé dans les locaux de Sciences Environnement à Besançon.

Le tri, la détermination des échantillons de faune aquatique collectés, ainsi que le calcul de la note indicielle (IBGN), sont réalisés par les spécialistes hautement qualifiés de notre laboratoire d’hydrobiologie. Une seconde campagne a été conduite à l’automne 2019, dans des conditions hydrologiques différentes de celles relevées au printemps. L’ensemble du suivi permet ainsi de déterminer l’innocuité ou les effets potentiels de l’exploitation de cette liaison nouvellement mise en service, sur la qualité des milieux récepteurs.


Note : Les hydrobiologistes de Sciences Environnement mettent en œuvre couramment le protocole IBGN (NF T90 – 350). Toutefois, la majorité des études relatives à la macrofaune benthique répond à la méthode IBG-DCE (NF T 90-333 pour le prélèvement et XP T 90-388 pour le traitement des échantillons au laboratoire).

Au bout du tunnel … de l’eau !

Sciences Environnement conduit pour le compte de la Communauté de Communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs (CCLMHD) une recherche en eau potable dans le tunnel ferroviaire du Mont d’Or.

L’augmentation croissante des besoins en eau et l’abandon à moyen terme de plusieurs ressources non protégeables, ont conduit la CCLMHD à rechercher de nouvelles potentialités d’alimentation en eau potable.

Un audit réalisé en 2005 avait permis d’identifier comme nouvelles ressources potentielles, plusieurs venues d’eau situées à l’intérieur du tunnel ferroviaire percé sous le massif du Mont d’Or.

Le scénario validé par la CCLMHD prévoyant un ou plusieurs forages dirigés dans la paroi du tunnel au droit d’une des zones de source, a été jugé le plus efficace et, par ailleurs, cohérent avec les objectifs de protection des ressources en eau potable. En outre, la possibilité d’un refoulement gravitaire de l’eau en dehors du tunnel par la simple pression naturelle de l’eau présente dans les conduits karstiques, réduirait notablement les contraintes d’exploitation à l’intérieur du tunnel.

Pré-forage de la voûte du tunnel
Pré-forage de la voûte du tunnel
Tubage du préforage
Tubage du préforage

Une première campagne de travaux de reconnaissance par forage, initiée en 2015, n’avait pu atteindre les objectifs envisagés. Toutefois, les éléments de connaissance supplémentaires acquis lors de cette première campagne ont permis d’engager courant 2018 une seconde phase de prospection par forages dirigés de manière plus efficiente ; celle-ci a parfaitement atteint les objectifs attendus, à savoir l’établissement d’une connexion (sécurisée, étanchéifiée et exploitable pour les essais) de 100 mm de diamètre entre le conduit karstique, recoupé lors des travaux de construction du tunnel en décembre 1912, et l’intérieur du tunnel. La tête de forage a depuis été équipée d’une vanne de fermeture.

Atelier de forage
Atelier de forage
Réalisation du forage dirigé
Réalisation du forage dirigé

Afin d’obtenir les autorisations administratives nécessaires à la production d’eau potable et le prélèvement d’eau dans la ressource karstique, une série d’essais a été lancée afin de compléter les connaissances sur le fonctionnement de cet aquifère particulier.

Recoupement de la fissure active : l’eau jaillit
Premiers tests

Durant toute la durée des essais, des mesures en continu des débits ou des variations de niveaux dans les différents points d’eau sont conduits, afin d’évaluer l’impact quantitatif des nouveaux prélèvements sur la ressource en eau existante et sur le milieu naturel de ce secteur du Haut-Doubs.

Équipement du forage pour les essais longues durées
Réalisation des tests