L’image de la chauve-souris, longtemps annonciatrice de malheur, s’est heureusement largement déconstruite dans le grand public mais au terme d’un demi-siècle de déclin quasi général de ses populations. En cause, nos modes de vie et nos aménagements, qui continuent d’infliger de sérieux revers à la chauve-souris (appartenant à l’ordre des chiroptères).

Aujourd’hui, bien que les populations de chauves-souris soient particulièrement suivies en France, plusieurs espèces présentent encore des statuts de conservation défavorables.

Dans ce contexte, Sciences Environnement a souhaité accompagner ses clients soucieux de la prise en compte des chiroptères lors du développement de leurs projets. Ainsi, nos missions sur le terrain s’inscrivent dans le cadre de projets d’aménagement très diversifiés : carrières, parcs éoliens et photovoltaïques, sites industriels.

Afin de répondre aux nouvelles exigences des évaluations environnementales conjuguées à l’essor des installations en énergies renouvelables, Sciences Environnement s’est adjoint de compétences techniques et naturalistes propres à ce groupe faunistique et s’est doté, par ailleurs, de matériels acoustiques et d’observation adaptés et performants.

En vertu de ces moyens, les inventaires chiroptèrologiques peuvent être conduits dans la plupart des situations de terrain, inventaires sur la base desquels un diagnostic écologique est établi.

 Plusieurs types de méthodologie peuvent être mobilisées :

  • Recherches de gîtes, afin de localiser les lieux de mise-bas, d’hibernation, de transit et d’estimer la population de chaque colonie. Les chiroptères exploitant des habitats très diversifiés, les prospections sont donc réalisées dans des milieux très variés : cavités souterraines naturelles ou artificielles, infrastructures (tunnel, pont, site industriel), bâti patrimonial, arbres gîtes.
  • Inventaires par détection acoustique permettant de rendre compte de la richesse spécifique et de l’activité des chiroptères en milieu naturel. Il s’agit d’un volet qui s’est particulièrement développé ces dernières années dans le cadre notamment des projets éoliens.

Deux types de détecteurs sont utilisés pour la réalisation de ces inventaires :

  • Détecteur manuel – actif : réagit aux ultrasons en traduisant dans l’audible les fréquences émises par la chauve-souris. Il permet d’identifier in situ une partie des espèces. Cette approche naturaliste permet par ailleurs d’observer l’animal et d’apprécier son comportement (chasse, déplacement, sortie de gîte).
  • Détecteurs passifs – enregistreur(s) automatique(s) : permettent notamment d’enregistrer sur une nuit complète. Ils sont également installés pour enregistrer les chiroptères en altitude et pendant de longues durées en canopée, en mât de mesure de vent ou dans les nacelles d’éoliennes.
Murins de Daubenton en chasse active autour d’un étang (caméra thermique)

Le traitement des contacts enregistrés est réalisé suivant la méthode d’écologie acoustique combinant analyse auditive et analyse des sonogrammes.

Dans certaines situations exigeantes, Sciences Environnement fait appel à des spécialistes habilités au travail en hauteur. Par exemple pour l’installation des appareils enregistrant sur une longue durée ou l’exploration des cavités arboricoles.

Gageons que l’expansion actuelle de l’intérêt porté aux chiroptères, mesurable au sein de notre bureau d’études par l’accroissement significatif de l’activité les concernant, débouche sur une meilleure cohabitation entre ce petit mammifère volant et ceux qui, tout comme Icare, devront se cantonner au rêve.

Sciences Environnement au chevet des chauves-souris depuis déjà 10 ans !

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